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PROJET

SECRET

Ceci se deroule k l'Ambassade du Canada, a Paris, le 8 octobre
i

t \

1970. Q^ 5^ pfv&lt;,5£

( £ ) 0 A .;

QdA

AteUialE Blanchetfcet, £ r c ' e s t Mr. Claude

Crochet, SecrStaire-geeeral adjoint de 1'Agence de Cooperation culturel
et technique qui 6tait president de l'equippe speciale chargee par le
Ministere de s'occuper des evenements qui se sont deroul^s a Ottawa et
Montreal au mois d'octobre 1970.

Comme je te 1'expliquait tout a 1'heure il n'y

a rien au dossier

au sujet de l'origine de l'equipe speciale. Ni de la fagon dont on s'est
pris pour choisir les gens, ni de la fagon dont nous est arriver la nouvelle
du "kidnapping" de M. Cross et, je me demande si tu pourrait reconstituer
un peu les prenuferes, les toutes premieres reunions ou l'on a pris les
decisions de base. Pour:
-Premierement, travailler en equippe, a-t-on songe a d'autres
fagons de travailler par exemple.
-Deuxiement, commentfc'eston pris pour choisir les gens qui a pris
les decisions est-ce que a'etait M. Ritchie, est-ce que s'etait
le Ministre, etait-ce moi-mSme.
Tout ga s'est un grant rqystere et il n'y a aucune Evidence au
dossier de cette premiere minute de c'est premier moment, et je crois
que serait probablement interessant pour les historiens a venir de connaitre
un peu la reaction de base du Ministere a ce moment 15.. Bon.

C* st une

periode qui est filau non seulement acause du passage du temps mais parce
que ga 6te evidamment un choc de se mettre au travail et on £tait tellement
absorber par ce qui cepa/ssait que la memoire en un sens en a Ste" estompeE

.../2
010303

�-2-

Mai&gt; je vais te coiner tout simplement ce dont je me souvient de "&amp;
fagon tres detaill^s mSme les choses les plus insignifiantes. Et puis je
pense qu'on peut y faire certaines hypothese sur ce qui e'Etait passe
mime dans ce que je ne connads pas. Je me souviens que j'etait, tu sais
mon bureau etait tout pr§t du bureau du Sous-secretaire, a ce moment la
j'etait son adjoint du cote federal-provincial. Mais j'etais assez separes, je n'
6tais pas son adjoint pour toutes les affaires.
Alors, je me souviens de ce matin la, vers, je crois que 1*
enlevement a eut lieu vers huit heures trente/rpSSt Bfcaeftneuf heures quarantecinq j'ai entendu ¥e* dire que le Ministere venait d'apprendre 1'enlevement. Peut§tre, je ne sias pas une dende heure ou une heure apres j'ai entendu dire ga
moi dans mon petit coin n'est pas isole, ma secretaire je pense avait
entendue dire. Elle a dit peut-§tre tien - "Mile. Sabourin me dit q-'il qu'il
y avait un diplomate britanique a Montreal d'enleve." Alors je dois avouer
que absorber par mes propres affaires, j'ai leve I'oreille, je rae suis dit a
tien s'est serieux, mais je suis rester au travail. Un peu plus tard on m'a dit que
M. Ritchie convoquait une reunion dans son bureau. Je pense probablement
dans les 15 - 20 minutes ou la dende heure apres que la nouvelle se soit
repanduftta ce moment la disont qu'il etait peut-§tre 10 ou 9:45.

II y a

eut dans son bureau un groupe des Sous-secretaires, je me souviens que
Collins etait la, d'autres sans doute 7 ou 8, je ne me souviens plus
cladrement, et il m'a demande si je derigerais l'equipe inter-ministeriel
qu'il creait. Je reviendrais la-dessus. Alors il etait evident defa que
lui avait appris la nouvelle. Je ne sais pas s'ilavait parle au Ministre
mais il avait decide de creer immediatement une equipe inter-ministeriel

.../3

010304

�-3-

et de lafteunirk 11 heures au Centre d'Urgence.

Et sans doute les appels

telephoniques etaient deja en train d'Stre faites parce que c'etait
vraiment fixe, dans le delais d'une heure il ava^it les gens de toutes
sorte de ministeres qui etait convoquees.
Quant il m'a demande d'etre president de cette affaire, je veux dire
que j'etais decontenense je ne voyais pas que ga tomaait specialement dans
mon domaine d'expertise quoii que, je voyait qu'^1 aurait des aspects federauxprovinciaux. Alors je

lui ai dit simplement je me souviens "Are you sure

you have the right man." et puis ga la ebranler

un pau. Je ne sais pas

exactement si il s'etait un peu interroger sur soit le genre d'homme qu'il
fallait, ou sur l'espece de problemes politiques personels que ga pourrait
me pose une affaire comme ga, il a dit. "Well, C^01"^
to you, what do you think?

I think you'll do it well."

its really up
Et puis je me sui^ Laa*

dit bon il a prit, lui, il prend s'est responsabilite, je prands les miennes.
Alors j'ai dit, "Well fine". Alors s'est ainsi que mftemon *«sort pour 2 mois
etait scelle^1 parce que ga ete ensuite assez.dure.
Alors il faut quand m§me ce souvenir que Mr. Ritchie au doap depart et
vraiment pendant c'est mois a joue un r6ie absolument centrale la-dedans.
Je ne veut pas dire qu'il a rendu monrSle absolumont oontralo insignifiant c'est
pas ga au contraire, mads quand m§me il etait, il a beaucoup d'imagination, beaucoup
d'organisation, beaucoup d'activites et suj^rtout au debut.

Pour combrendre

je pense «i la premeere journee et m§me peut-§tre les p quelques premiers
."fournees il faut penser que Ritchie etait le moteur de ceci.

Celui qui pensait

tres vite et £ qui langait des initiatives $f. et des questions dans toutes les
directions. Alors bon done it a eut je ne me souvien pas que ca ete )£ vraiment
une reunion tres pousses dans le bureau du Sous-secretaft"e4, peut-§tre m§me

...A
010305

�- k -

suis-je partie tout de suite pour aller m'organiser un

peu m,iraformer, je

ne me souvien^g pas de la reunion dans le bureau du* Secretaire. Maisa
11 heures done on etaft a une reunion au Centre d'Urgence qui etait presidee.
par /». Rii/bhie et la il me semble que Fred Bill a tffaite un petit sommaire
de aveecertaines des conclusions qui avait ete, qu'on avait atteinte a cette
reunion. II me semble qu'il y avait quelques shoses au dossier la-dessus
sur le contenu de cette lere reunion.
Mais j'ai l'impression qu'il s'y est fait beaucoup de choses
cependant avant, autour, apres qui n'ont peut-Stre pas ete consignees
Je sais que M. Ritchie avait, par exemple, nomme un certain nombre de
groupes de travail, Or, ga il meia. mentionner n'est-ce pasmais de fagon
assez breve, parfois assez mysterieu5e, assez discrete et ce n'etait pas
de mes initiatives a moi, a ce moment Ik encore une fois la premiere
journee etait vraiment la sienne. Je rae souviens qu'il avait demande
a David Kirkwood de dirige un groupe sur, jene sais piss sur quel aspect
e'etait. J'ai l'impression qu'on a charge un groupe de redige par exemple,
des declarations gouvernementales et les lettres au cas ou il y aurait
n'est-ce pas, assassinat des victiraes. Celleci, Mr. Ritchie considere
ga evidement/vextreraent confidentiel il ne voulait pas donne 1'impression que,
le gouvernement escomptait, attendait un assassinat encore moins qu'il y
pouBBait. Mais enfin il jugeait comme bon fonctionnaire qu'il fallait
avoir des outils prSt pour le gouvernement dans toute eventualites. Alors
il y a eut plusiers, done il rae semble, «nfloutcas ,qu'il y a eu, je sais au
moins un celui de Kirkwood,mais je pense quelquesuns qui ont travailler.
Que ca ete des individus qu'on avaitraisea une tSche precise. Tout sa
m'echappe un peut maintenant.^

.../5
010306

�- 5-

"On a toujours tenue pour acquis que se eerait un probleme dont
serait chargee le Ministere.

II n'a jamais ete question de confier ga a un

autre Ministere de la justice, ou solliciteur generale ou...
"Jej)( pense la que pour M. Ritchie comme c*etait un diplomate le
probleme international, nos obligations internajitionale envers la Grande
Bretagne primadent. Deibcieraement je pense que la-dedans il y a d'autres
facteurs qui on jouer. Le fait que M. Ritchie agfeait immediatement sentai
notre Ministere equiper pour coodonner n'est-ce pas qu'il avait l'outil au
Centre d'Urgence que n'avait pas la plupart &gt;je pense aucune Mnistere a ce
degre, sauf peut-§tre a la Defence qui n»aurait pas pu la dedans jouer un
role centrale n'est-ce pas. £a J?1 aurait ete tres mauvais psycologiquement
et d'ailleurs ga n'aurait pas ete logique. Alors je pense que done les
outils, 1'initiative et puis une place logique la-dedans c'etait quand mSme
et etranger et domestique. £a aurait ete plus difficule peut-Stre de mettre
ga entre les mains d'une agence centrale d'autant plus que les Agence
centrales internes etaient a ce moment a mon avis moins bien equiper qu'on
1'etait en personnels, en locaux, en equipement^ de communication. Je
Suppose que le Conseil prive, par exemple, aurait peut-Stre pu prendre ga
en main. Mais les aspects internationaux des le depart ont ete tres dur.
Vonacfe

dont 3 e n® souviens de cette premiere joarnee c»est que le Minsitere

a commencer a reagir a peu pres des 1 heures apres 1'enlevement. II avait
la nouvelle, il reagisaait. La chronologie a peut-Stre ete unj&gt;eu plus
rapide que je *ra'en souviens maintenant il me semble que je l'avait decrite
dans uneinterview avec le REaders Digest, Mais il se peut qu'il on
enlevement 8:30, ndvelle auMinistere vers 9:30, reunion chez Ritcie vers
9:45, coups de fil partout, reunion k 11 heurs au Centre d'Urgence, les
tSches sont reparties, ont demande au Minsitere.

II me semble qu'a ce moment

la d'ailleurs qn a decide un peu la question du personnelle c'est a dire,
/010307
.../

�-6 -

on a demande? si les services de securite du Minsitere serait prSt k nous
pretez quelqu'un et ga ete Allan Row. Deuxiemement ont a convenu qu'un certain
nombre du Ministere etait si intimementrn%lee a la crise qu'il devraient
avoir des representants permanent sur les lieus queues autre3 3eraient
tdjours les bienvenus et qu'on les appeleraieeten cas de besoin. Alors,
il s'est forme comme ga une espece de }&gt;1UST equipe mais sa flotaient, les
gens entraient, sortaient des gens de toutes sortes. Alors moi je me souviens
a peu pres de cette premiere demi journee apres ga c'est la crise en generale.
" Esf-ce- &lt;^u.'«H sein ale f'eWt/^e. ys ig0Ui?//ife2. pfl/Z

?o//efi&lt;-'&gt; Ao, A s

0

^_ _

"Bien d'abord il etait bien difficile de voir quel decisions

^^

prendre. C'est ga qu'etait la-dedans. Au depart je me souviens on s'est
\
posee des problemes immediatement sur la question! de negociations et 2eme«T ~+3
rt&gt;

aussi je dirais mSme lment, la lere question c'etait les echeances qu'on
nous donnaient ^c'est pasest-ce qu'on pouvaient les observers qu'est-ce

f l

"2 *

&lt;* v-

*A

qu'on pouvaient faireet comment pouvait-on erapScher tout a. coup le moment

a f&gt;
if

fatidique devait venir et peut-Stre un assassinat. Alors lSi-dessus il

§_*

i

o A
r&gt;\$

quid y

me semblefrail-vavait toutes sortes de gemie de travaux.

On a sans doute

E-^
o' *

parler de ga en groupe assez pleins avec M. Ritchie la^iecidant de preparer

*

disont un meraoire pour le Minsitre sur des positions de negociation afinji
qu'il y a sans doute. eflt pas

mai de choses qui sont faites aux telephones

aussi les reunions avec le Minsitre. Je meraesouviens plus maintenat
s'il y a eflt des reunions avec le Pre. M. des les premi^eae^ jours mais,
par exemple, je donne un exemple, les methodes de travail etaient assez
p/u/o/e. , selon d'ou $$$.£$

les idees venaient au tout debut.

L'important etait que les ravisseurs no^us donn$£ent

le

temps d'abord

d'en venir a une decisions sur ce qu'on pouvaient faire en reponse a leur
demande et 2ment le temps de passe notre reponse n'est-ce pas/sommes touWs

.../7
010308

�-7de negocier avec eux et ont savait que le gouvernements n'etait pas en
humeur de dire oui pour tout, done il fallait negocierjil fallait faire
accepter d" certadnes choses\ en refuser d'autre et puis passe le signal, et
puis attendre une reaction, n'est-ce pas voire ci 1'autre cote etait satisfait.
Aldrs, immediatement se posait le probleme d'unenegociationiavec un partenaire
qui^ n'etait pas la. Et ia je me souviens d'une reunion le matin ga doit
8tre layenfin dans la nuit de la lere journee, une reunion vers 4 hrs du
matin.^ i^f-i

Ont ete implement au Centre d'Urgense continuaatant /a tra-

vailler ou etait Ritchie, il me semble Bissonnette peut-8tre Allan Row,
moi-m8me on se disait mais comment emp8cher/c»etait au moment, c'etait la
nuit qui precedait la fin des 48 heures qu'on nous avaient donne. Alors
c'etait sans doute la deuxieme. Oui, En6out cas on se demandaient comment
erapScher qu'il y ait un assissinat demain midi n'est-ce pas c'etait le
midi je crois I'echeance. Je ne me souviens plus. Comment empScher qu'un
assassinat ait lieu, comment \es

inciter a attendre encore a nous donner

plus de temps, Alors une des ideee qui etait sorfte a ce moment Ik.

c*etait

au moin lais*sons entendre a 1*autre cote que leur echeance elleraSmenest
pas claire que nous ne savons pas^ne saississont pas ce qu'ilsdisent. Et
Ik ce qu'on voulait utiliser pour ga c'etait le faite qu'il y4vait eu
plusieurs messages non sans doutes certains faux n'est-ce pas, II y en
avait un qui disait ga se termine a 12,heures, 1'autre jLdbrs ce matin,
1*autre 16 hrs. Bon alors il y avait un flotement la et done on a decide
de passer immediatement un message n'est-ce pas au mediat soulignant que
vraiment les autorites gToiiernementales;d'abord etait un peu perdue puisque
on ne savait plus quand etait I'echeance. Que vraiment onavait pas le temps
de donne une reaction et ceci est en efift passe dans les agences de presse,

.../8
010309

�8 -

c ' e t a i t pas-via nouvelles t e i e g u i d e e s , c ' e t a i t exacte.

On a simplement

souligner au j o u r n a l i s t e , R03S Francis, e t a i s l a j e pense et a p a r l e r avec
divers j o u r n a l i s t e pour l e u r s souliji^'ees mais enfin quant e s t - c e que
c»e3t g**on r e g o i t t o u t e sorte de messages ont ne communique pas clairement
avec l ' a u t r e c o t e .

Alors ga ga ete une p e t i t e operation disont d'une

deraie heuee simplement yf et c ' e t a i t un eDtfoif, un element pour i n c i t e r l ' a u t r e
cote a ne pas s'ennerver a ne pas

(J33/ , de ne pas d i r e ah, i l s n'ont pa

observer notre moment ont frappe.

A cemoment Ik on ne savais pas de

q u ' e l l e humeur i l s e t a i e n t ces gens l a .
s, fu.ueu.&gt;c

t

Alors c ' e s t un peu son () 3S)

l e s methodes de t r a v a i l en avangant t r e s v i t e on s ' e s t apercu que l e gros
problemes s e r a i t d'une part un problemes de negociation dans unesituation
ou t u communique t r e s mai e t en mSrae temps evidement de decide ce que t u
e t a i t pr§t a s a c r i f i e r selon 1'humeur de l ' a u t r e c o t e .

Alors, i l y a eut

2 tSches majeurs quivsont imposes l ' u n e k ete d'essager d ' i n t e r p r e t e r
q u ' e s t - c e qui s e r a i important pour l ' a u t r e cote,par exemple, i l demandait

quoi 1 millions de dollars* {WWf/j#f/1r{ft/ffl/tfttf.j/tf4tf)

II

demandait de l ' a r g e n t alors t r e s v i t e on a f a i t passe au nouvelle l ' e s p e c e
de commentaire l a t e r a l que enfin quand l e s gens p a r l a i e n t d»argent pour
une vie humaine n ' e s t - c e pas c ' e t a i t assez meprisable.

C ' e t a i t pas d i t

comme ga mais nous nous rendions compte que c e t t e demande au fond mettais
l e s r a v i s s e u rs daas une Idmiere qui n * e t a i t pas particulieremant j o l i et
k y r e f i e c h i r un moment i l s'en r e n d r a i t compte et que c ' e s t un des e i e jif^ments de leuntteraandes un des element q u ' i l abandonneraient l e plus v i t e
a l o r s l a encore par des commentaire au mediat i l y a eut j e pense a passe
de l ' a u t r e cote parce que tou^li coup dans un de leur communiquer et i l s on
dit:"
"Oh d ' a i l l e u r s eous savez, nous c ' e s t pas l ' a r g e n t qui compte«et
puis i l ont l a i s s e tomber ga.
.

.../9

010310

�- 90-'.c
Tu vois qu'elle etait le mode de negociations. C'etait une ^egociation
par des messages obscure et puis les

reponses par des communiquer. Bon

en m8me terape evideraent nous avions a definir ce que nous pensions nous
les politflqe^^que nous proposions au gouvernement sur les - ce qui etait
negociable et ce qui ne 1'etait pas. Alors au depart avec un gouvernement
qui ce, d'inspiration liberal avec un petit *1' n'est-ce pas qui n'a pas
peur de 1'opinion public il etait claire qu'on pourrait probablement laisse
lire a la television comme il le demandait le manifeste de ces gens la.
Lk ou etait vraiment la question crucial c»etait cette question de prisonnier. Est-ce qu'on allait fity ceder au chantage la dessus. Je m'excuse
je m'eioigne du sujet dont on traitait mais enfin la-dessus je doit dire
que j'avals envisager, Mr. Ritchie aussi, Mr. Sharp aussi, nou* avions
envisager cette possibilite. D'autre part le P.M. en particulier lui la
trouvait tres grave il trouvait que c'etait le fond me*me du debat et que
de ceder une fois serait de reposer le probleme pour I'avenir et de le
reposer non seulement dans 4a contexte politique pour des terrorriste5
mais mSme dans un contexte individuel pour i*e soit des crapules ou des
desiquilibres. Et done sa responsabilite etait non seulement politique
d'honme d'etat vis-a-vis l'etat lui-meme mais il avait une responsabyfilite
d'homme politique vis-a-vis les individus il sentait ga tres fortement et
je pense que ga ete vraiment les moments decisifs dans l'orientation du
gouvernement devenu un element assez convainquant finalement. Bon j'ai
divaguer alors.
"Oui et
a
,
l

i deai ac

sAln rOl
r6]

m/*o
010311

�-10"Donc mais j'ai pose la question tout a l'heure au sujet du
proeessus de decisions par ce que

(l(o?)

pretend que l'equipe

special jouait un r81e presqae exclusivement administratif et j'ai
1*impression apres mes interview avec certaines gens comme Fred Bili et
Ross Francis*que le r81e etait beapucoup plus creatif que vous preniez
1'evidence/quo vous prenier^ que vous etudiez ga que vaP^brasaez ga et
vousfiai'siezdes suggestions
"Oh oui et puis mSme nous prenions, tu vois parce que M. Ritchie
etait la parce qu'il comrauniquait avec le M. on pouv^aient prendre des
actions. ^ Ce qdil faut dire c'est ceci, le gouvernement a joue la-dedans
un role

central le Comite de la Defence et le Cabinet1, les Comites

speciaux du Cabinet les negotiationsavec 2»4 Quebec qui sont faite sur la*
4-oi des mesures de guerre par exemple, par vois du Conseil prive ou
du bureau du P.M.

H y a eut des choses extremement importante qui se

sont faite en dehors de l'equipe, Mais l'equipe qu'est-ce c'est qu'elle
aurait administ/rer. Elle n'administrait rien, elle travaillait* a
interpreter, communiquer, conseillait je pense c'est a peu pres ga.
Et comme je te disais pour cette question de negociations avec les
ravisseurs, surtout dans la premiere semaine la, l'interpretatiojj
etait importante il ne

...Al

010312

�-11i^i fallait pas se tromper ou le gars se faisait zigouyier,
c'etait assez graves. Hors on a vraiment regarder chaque
lignes et chaque nots qu/e c'est gens la ont ecrit pour comprendre uq'elle genre de monde c•etaifc.Jusqu'a quel point ils
tenaient a chaque demandebet c'etait tres importants. Sn avait
des tableaux n'est-ce pas, qu'on avait arganiser,pas pour le
plaisir de 1'oeiLmais simplement pour aider a cette interpretation. Est-ce que c'etait un travail ridiculement detailler
de gens qui n'avait rien d'autre a faire, je ne panse pas parce
que finalement il fallait comprendre ce que ses gars voulaient.
Eux nous disaienthous sommes des durs n'est-ce pas, nous
sommes des terribles dans 2 jours ont tue^votre homme si vous
ne faites pas tous ce que nous vous disons et nous, i^nous
s'agissait de decider est-ce jz^vrai. Et si c'est pas vraie
est-ce

t|w.r-

jusqu'a qu'elle points nous pouvons aller,jusqu'a quel point
faut-il donne du laisse.et puis si nous decidons de bloquer
quelque part comment communiquer avec eux, comment leur dire
qa, faut-il garder les choses Cf lo^b • Faut ils leurs faire
sentir les arrets de notre position des maintenant au contraire.
II y avait interpretation, il y avait tactics aussi dans la
communication. II y avait des choses dont nous savions nous
maintenant que nous n'avions jamais,disont apres quelques
jours que nous avions jamais decedemais de la fagon de donne
des conferences de presses, les declarations a faire avec tout
ga pouvais entre temps faire attendre ^ e s t gens la et on se
disaix chaque heures de gagner, chaque jours de gagner fait
baisser la temperature, fait renljjere les gens dans un climat de
negociation de plus en plus, il devient de plus en plus difficile pour etuAde tuer s'est gens la. Done gagnons du temps,
gagnons du temps. Je pense que qa ete h ce point de vus la
une equipeiencore une fois/je ne veux pas du tout surestimer
le role, ce n'etait pas une equipe de decisions mais c'etait
une equipe de quand meme d'action en plein dans le probleme
politique. Et je donne un$ exemple du milieu de la crise et je
donne un exemple de la fin de la crise. Au milieu de la crise

• • -/l2 010313

�12 ~
tout &amp; coup il y a eut 1'assassinat le Laporte.

Cette nuit meme

je ne me souviens pas si c'est Demers qui m'a appele ou moi»
qui ait appelle Demers mais I'un d'entre nous a dit ecoute
entre temps l'autre equipe dibit se dire bien s'est pas I^autre
ravisseurs.

Les ravisseurs de Cross doivent se demande est-ce

qu'on n'est pas mieux paintenant puisqueil y a eux assassinat il
auront notre peau nqest-ce pas efet-ce qu'on n'est pas mieux de
tue Cross et de fileA

Alors a cemement la ont a conclu qu'il

fallait absolument•passe immediatement un message aux ravisseurs
de Cross que le sauf-conduit demeurait affert pour eux.

Alors yi

vers quatre moins quart, quatre heurs ga sera/ quelque part dans
les archives je suppose des postes de radio du matin, cette nuit
lhw, $1 y avait quelques choses, le* resultatai. d'un interview
donne par Demers ou on disait sur la base d'un entretien avec
quelqu'un tres pres du Premier Ministre du Quebec on fomfirme
que malgre assassinat de M. Laporte par la cellule qui c'etait
empare de l^ur, les ravisseurs de M. Cross ne seront pas considere commea§caatl mele a se geste et le sauf-conduit leur demeure
offert.

Bon alors*- ga c'etait un geste moi a cemoment laje n'ai

pas eut le temps de consulter le Ministre.

Alors j'ai pris cett&lt;£.

decision enfin dans un^ autre cas j'aurais peut-§tre parler a
e,iEn

3a\ p e a R - i W e

cowsoRH

K.Eb.e

Ritchie^ mais il me semble qu'on a regie /ga au telephone juste
comme ga.

Mais c'est un exemple du ^ravail de l'equipe il se

faisicit peut-etre des choses tres importantes ailleurs en meme
temps aussi a la fin j'avalsutn autre exemple du travail de
l'equipe vers la fin de la criseV
tete et je l'oublie.

Elle m'etait passe par la

Ah oui, alors apres que l^es ravisseurs

ont ete envoye a Cuba je me suis demande ;

ga c^etait une de mes
• • A 010314

�13

initiatives.

L'equipe etait a ce moment la debander j'etais

de retour a mon bureau,§e pense que Alan continuait a travailler
pour mettre de 1'ordre dans les archives, avec une secretaire
mais enfin,

Et j'ai songe, j'ai essaye d'imaginer ce que se serait

a la fin de l'affaire Laporte.

Ce qui arriverait quand on les

captureraient et qu*est-ceiqu'il fallait faire.

Dans cette

affaire n'est-ce pas ont avait accuse le gouvernement d*avoir
ete sans coeur, d'avoir ete dur, d'avoir lui-meme precipite la
mort de Laporte il me semblait important pour maintenir au contraire
un attitude d'un gouvernement responsable et aussi d'un gouvernement
qui ne p'repondait pas sauvagement ala sauvagerie.

C'etait im-

portant que l'affaire Laporte se termine de fagon non sanglante.
Alors j'ai ecris un memoire pour le Sous-secretaire lui proposant
de parler que nous parlions avec Demers pour 1'inciter lui a en
parler avec les autorites policieres du Quebec, afin de la
sueete du Quebec, afin qu'au moment ou l'on decouvriraient les
ravisseurs de laporte ont suppose aussi les assassins enfin
quelque part dans le groupe que l'on ne cede pas a la tentations
de se lancer a l'attaque, fusillade n'est ce pas sans mort et le
reste exceptl que cette episode entier en soit un ou la violence
n'avait pas ete le fait du gouvernement.

Alors, Ritchie est tombe

d'accord, j'ai parle avec Demers il m'a dit qu'il avait lui meme
les memes pensees et qu'il parlerait a M. St. Pierre qui etait
chef de la surete du Quebec.

Ce qu'il a fait il m'a confirmer

plus tard que ga correspondaient d'ailleurs egalement au sentiment
de M. St.Pierre.

Si ont retrouvait les ravisseurs au risque d'avoir

un long siege n'est-ce pas meme il y avait le risque de ridicule fij
que ga pourrait comporter qu'on etait resolu a ne pas avoir une
010315

'"/Ik

�-14 -

fusillade, pas d'assaut, pas de charge, pas de mort.

Alors finalejzi

ment/ga tournait comme ga a peu pres mais c'est dire que)\je pense
M. Ritchie en n'avait mehne pas parler au Ministre.

Done c'est

ce genre d'initiative que l'equipe pouraient prendre de plus
elle etait un noyeau, un centre de communication c'est la qu'entrait a M. Faharis, 1'inspecteur de la gendarmerie, c'est la
que nous arrivait l^es premieres nouvelles qu'un communiquer
s'en venait, c'est la qu'on (31 -&gt;/ R0oU&lt;t Ritchie, lesgens entraient
n'est-ce pas on pouvait avertir les Ministres enfin tout pouvait
se mettre en branle en-dessous des zones de decisionssur les
gr^ands problemes gr§.ce a cenoeud de communication.

Alors je

veux dire analyse, entre les informations et sorties aussi de
beaucoup de notre dialogue un peu flous e"t etrange avec les
ravisseurs.

Non, a ce point de vu la j'ai toujours mis en

garde les journalistes, les quelques journalistes avec qui j'ai
parle de ne pas exagerer l'importance de l'equipe speciale.
C'est pas elle qui faisait la politique gouvernementale, c'etait
dans le Cabinet, les Ministres et c'etait le Premier Ministre il
travaillait tout les jours ils y etaient a tout heures du
jour, et de la nuit mehne. Mias ceci dit l'equipe a joue un
role important.
—

"Justement je vais vous demanded, si le Ministre ou le

Premier Ministre avait peut-§tre participer a certain de vos
( 25EJ

Est-ce qu'ii, etait, est-ce qu'il sont venus a certaines

reunions de l'equipe.
—

"Le Ministere est entre de temps a autre mais surtout

... /15
010316

�-105-

d'abord il avait des reunions frequentes avec M.ffiitchie,qui
allait le voire en (^^yj
sieurs fois par jours.

de tout les jours et meme parfois pluDeuxiemement, M. Sharp telephonait assez

souvent je me souviens qu'il donnait un coup de fil pour dire et
meme s'il etait n'est-ce pas il etait toujours rejoignable
et M. Rtichie l'informait dans certain cas. Moi selon l'importance
de ce qui se passait je donnait un coup de fil a M. Ritchie ou
quftlqu'un d'autre mais enfin souvent a moi et lui selon l'importance telephonais m§me au milieu de la nuit je pense a M. Sharp
Et je me souviens d'une occasion d'ou M. Sharp re^enait d'un diner
diplomatique quelque part, a minuit trentre n'est-ce pas et
disait bon bien je suis rentre chez mmi je voulias te signaler
Comment est-ce que ga va est-ce qu'il y a du nouveau.

Et Woila.

Alors j'ai 1'impression qu'en effet il a suivit ga de tres pres, do.
mjyfeme qu'ila certainement suivis toute, les seances de les
reunions de. Comite du Cabinet et le reste il etait tres

au fait

le P.M. aussi ils&gt; ont mis enormem^ant /de temps et...
—"Alors M. Ritchie etait un peu le porte-parole de
l'equipe aupres du Mimistre.
—

"Oui, M. Ritchie a ete dans tous ga je pense, il a

ete quand meme, un espece de , un coordinateur de l'equipe qui
ponrtant^meme^tais pas a 1'ombre et d'autre part un lien entre les
travaux de l'equipe et le niveau Ministeriel, le niveau aussi
du conseil prives at eet.

Au niveau federal-provincial les

communications ont ete,a dut tout part les affaires inter-gouvernementales.

galoot 1 a viblonte que voulait exprimer le

.. .//to
010317

�-A,gouvernement du Quebec des le depart, il voulait traiter
ga au niveau du bureau du P:M. alors quand on avait des
prolhlemes c*etaient soit avec M. Choquette comme M. de la
Justice qu'on a parle, soit avec m. Chouinard comme Secretaire du gouvernement du Quebec se ^ont sceller, evidejiiment
avec m. Demers quand il etait nomme negociateur.

Ca eut

tendance, la nomination de M. Demers a eut tendance a Diminuer
1'importance des autres liens, /tfyi/ ^4/^X^4//^
—

tf&amp;tf.

"Pour terminer un peu votre etude, la fagon de

travailler de l'equipe est-ce qu'il y avait de soas-equipes
—

'Excusez-moi Chouinard, je pense au debutavait ete

designe par le Quebec comme interlocuteur officielle de l'equipe
speciale, je pense,il me semble qu'on nous avait designe
quelqu'un et c'etait lui.

Excuse moi...

"pour terminer notre etude de l'equipe et sa fagon
de proceder, sur le cas de ses methodes de travaille, est-ce
que vous etiez parfois diviser en mini-equipe, est-ce qu'il y
avait par exemple certaines gens comme M. Ritchie, toi-meEne
et d'autres qui etait plutot un aspect moteur, &lt;fl'aspect decisif
qmi jouait le role de decision au sein de l'equipe.
—

'C'etait tres Ho^s

comme arrangement et je n'ai jamais

ete bon administrateur et dans ce domaine je pense que j'ai
fait ma contribution en terme d*imagination, peut-§tre aussi , , ^
TVMMIAAA

&lt;0ailWu#* r^*y^.AE V'

cefctaines intuitions politiques qui n'a pas toujoursid'organisations
Hon, franehement la premiere organisations, la premiere reunions
la structure a ete Ritchie purement bien&lt;fil m'a sans doute dif
ce qu'il faisait, il dit j'etais d'accord.

4

Deuxiemement les

//,010318

�f
-/?premieres equipes au depart qui a etablie ga ete lui, de temps
a autres il a sentit certain besoin au point de vue vraiment organisation ,petits comites pour faire du travail. Indidament
il faudrait que je revienne sur la question du Comite de la
securite, preside par M. Gordon Robinson un de ses jours. MaiS
enfin par exemple c'est Aljan Row qui m'a conseiller de monte
un registre.

C'est Poudington qui apres en avoir parle avec

un type du Ministere de 1'armee peut-etre, a sugere la chronologie.
—

'C'est une idee que lui a pris ^Ernest Cote.

—

'Ah boni

Oui et puis note un livre de laort, alors

toute ses choses la je n'y aurais jamais songe, il est vrai que
la crise etait tout a fait novelle et qu'elle avait en un sens un
caractere un peu militaire et que les gens qui int eut une experience militiare pouvait au point de vue organisation reagir nieux
que moi.

Enfin, ses idees ont ete adoptes mais certaine un peu

tsard et ga pourrait dire justement que a cause de I'absence au
depart d'un cahier de bord, d'un livre de bord, I'absence d'une
«-&lt;-)**

eft./ft d e s Kft^S o.o.debu.f

_

chronoloqie des jfdle debuiMc'est
'est un
un peu
peu enfin. Mais done Ritchie
au pfl)int de vue organisations jouait un role important mais j'ai
perdu ta question.

Qu'est-ce que c'etait que tu me demandais.

'Ce a quoi je songe surtout oloofe pour les interview
d'autre fonctionnaire?dans d'autres ministeee nous allons eventuellement arriver a ce niveau la et je me demandais qu'elles
etait les fonctionnaires^__

au Ministere des AFfaires

Exterieure qui jouait ^ un r6le cle Ernest C6te probablement du
cote du Ministere de la justice par exemple.

-//?
' 010319

�A—

'Ernest Cote a

joue un role important mais pas

vraiment dans l'equipe comme telle.

C'etait plutot, il a joue

un role important quand on lui a demande de f^aire une etude
sur ce qui etait le terrorisme mais de faire une prospective,
(ga fait parti de discusion justement qui ont eu lieu dans ce comite
de fonctionnaire sur la s^ecurite , Comite (ia.\)
^xfait ete reverifier a

la

(Ea?-

du P.M.

_j t'\u: Tii
Bon tu me

demandais comment se fyL prenait les decisions tout Xa 1*heure
Alors ga prenais de fagon flous
mauvais.

et je pense que ce n'etait pas

C'est a dire que selon le genre de question qui

seposait a un moment &lt;bu l^autre . On faisait venir les gens et
puis il n'y avais pas exactement enfin il y avait parfois des
reunions mais tres souvent c'etait pas exactement ga la discussion
commengait au moment ou les gens entraient n'est-cepas.

Bon il

avait un tel communiquer qui entrait, on s'installait la, on le &amp;
lisait chacun 1'analysaient, on commencait a tirer le texte,«^J**f*f*
&amp; lVnW&lt;Lp«.e' fet-, R&lt;-&lt;&gt; f OfipC.% I K c m s

S t k ^ A i e n f

clM±

2 ou 3 personnes entraient venaient se joindre au groupe alors
c'etait au fonds participer aux discussions a peu pres ^u'il- o^i
voulait.

Certe dans un groupe qu'on etait a venir selon les sujets

mais il i^avait pas moyens de faire ^raiment des reunions
comme telles, les e.venements surtout dans les premieres semaines
n'est-ce pas, ensuite ga c'est decroises, les evenements se
deroulaient constament et ( v ^ A ^

changait constament.

II y

avait toujoursdu travail a faire, toujours des reflexions a
4.
organiser, certaines decisions h prendre,R alors sa se faisait
presque par un feu nourrit et puis tout a coup bon on avait

• • -//?
010320

�-

f—~
»
'

i

e put •ses un travail que posait un certain communiquer, par exemple,
bon les gens retournaient se reposer, ses des gens qu'on avait
reveiller au milieu de la nuit qui retournait se coucher, mais qui
pourait a nouveau (3W''AJ
revenaifent; sn reprenait.

avoir quelque chose, Ik les gens
Alors qui etait de l'equipe centrale

par exemple, il y eut Tim Barekr qui etait plutot en charge de
infra-structure de l'equipe a ete quand m§me tres pres de toutes
les discussions je ne pense pas qu*ilAait particulierement influene
cer je ne dirai pas qu'il a ete un des element moteur.
meme il etait f(k peu

Mias quand

pres de tout, on a jamais songe parce qu'il

etait formellement seulement la logistique a l'excure des entretiens c'etait un type tres resonable, de bonne experience et
voila.

Done l'equipe etait fluide.

selon les problemes.

des gens qui ont ete graduellement spp^'f

II y a

^

de nouveaux a leur

bureau, Bissonnette qui a joue un role tres actif au depart c'est
efface est revenu a certain moment quand il s'agissait d'organiser
avec Quebec la negotiation Demers-Lemieux.

La je crains que les

Quebecois n'ai pris les choses en main sans vraiment de consultatio
&lt;,t?|c r\

/"tic i

adequate et il y a eu au moinA^une erreur

de strategie assez

i

serieuse qui a ete comises, alors le point de depart des negotiation Demers-Lemieux qui n'aurait^ete commise si on avait
eu plus le temps de consulte avec le gouvernement federal.
on avait ete d'humeur a consulte plus.

Si

Mais je crois que

Quebec c'etait comprehensible se voulait la-dedans vraiment
se voulait ifces mains libres. Mais enfin ga c'est un autre sujet.
Alors Bissonnette revenu quoi a cemoment la ou s'engageait n'estce pas le role Quebecois dans les negociation Lemieux, s'est
'•010321

�-*CL

estomper

a nouveau, est revenu a nouveau de fagon plus active

pour les questions de Cuba, le consula a Montreal, le^ sauf-conduit
il y avait des vagues. M. Ritchie, lui-meme, plus present a certai
moment/moin a d'autre.

Et la il devrait y avoir des journees n'est

ce pas ou les gens disparaisaait.

Certaines personnes s'interes-

sant simplement de temps a autre ^.a la crise pour marque leur
interet sans y etre meAee. Je pense, est-ce qae Paul Tremblay
etait la a ce moment la.

Ou il me semble.

Alors lui s'est

a peu pres ga, nest-ce pas , ne netait pas un de ceux qui
etait en plein dans la crise,

Maintenantcomme au centre de

l'equipe, au cehtre des discussions.
etait toujours la.

Je dirais que des gens

A peu pres pour toute?les discussion* dans

les premiere semaine en bout cas s'etaitcertainement M.

fathatfrls

discret, mais (37(0 7a) . Je pense qu'Ernest Coteen effet
etait la tres f&amp;equamment au depart en tout cas, des gens
comme.

Comment s'appelais celui qui etait du bureau du

0^y^ conseil prive du cote Securite.

Je le vois la)mais ^son

nom m'echappe je l'ai juste sur le bout de la langue. Les
types qui s'etait presente un moment comme les representants,
du bureau du P:M:se sont assez vite efface.
prive nous avons eu quelqu'un regulierement.
. Hatley-Haphley de« Ministere de la Justice.

Mias du cote
Nous avons e/ut a^s^i
Cest ga de

jzfchez le soliciteur general plutot, Non ce n'etait pas haphey.
En tout cas le representant du solliciteur general.
les categories.

Je #?iele

Cote qui representait le soliciteur general

Alors non c'etait quelqu'un du Ministere de la Justice dana
ce cas la.

. • ./010322

�-Jl

-

—

'II y avait Christie avec le Ministere de la Justice.

—

'Non. lui est pratiquement jamais venus, c'est

plutot je penseun deses inferieures, qui etait un de ses subordonne qui etait la.
vue politique.

Un excellent homme.

Et au point de

Qui est-ce qui c'est qui etait le principal

consigne,
—

'J'ai une liste des gens ici.

—

'Oui, ga m'aiderais a penser parce que j'oublie

vraiment.

II y avait eut certaines directions qui etait re-

presenter;

le Commonwealth, il y a un des gens qui so,Knt

venu de temps a autre, assez reguli&amp;rement au debut,

Je ne

sais pas si Fred Bill etait tres frequament (Wo3)
'
—

(ibi)

YO5&gt;

c'etait du Ministere

' Alors, Wall aparticiper tres reguli&amp;rement au

entretien.

Tom Reid venait parfois pour de bonnes periodes

il etait to'g.jours pret a aide et puis s'interessait a certaines'
questions particuliere la protection des diplomate et le
reste, n'est-ce pas.

II etait moins il n'etait pas neces-

sairement present pour tout les aspect, il ne venait pas au
milieu de la nuit et le reste.

Poudington etait de l'euqipe

evidament, Stansky a eut tres peu a faire, Dyer assez frequent,
Oui meate plutot vers la fin.

Demers est venu assez souvent

au depart, le jeune Demers au point de vue juridique.
C'etait pas un des hommes cle; Row. evedament un homme cle,
Barker sur les lieu a chaque fois quil se passait quelquechoses.

010323

�-

—

^

-

'Oui mais quand meme vraiment donnant son avis sur

les questions politiques mais n'ayant pas un avis determinanT
Fahari certainemnet, au centre, pas au centre, mais dans les
discussions.

Alors cqest pas hafley ces hophley qui etait

en effet du bureau du Soliciteur general•

. Qui a

joue un r$6le assez important au debut.

—

' Ross Francis, je dirais Ross Francis probablement

jouait un role assez important la-dedans
' (W5
avec Ross.

EA)JI«

role une bonne partie de l'apres-midi

II a put eclaire, eclaircir 2 ou 3 points de

chez le Ministre du cote de la presse.
—

\ Roberts du bureau du P.M. , non pas particulierement

C'est gens la, sont venu et aussi Gibson du bureau de P.M.
a 1'occasion les^sont entrees St sortient mais finalement les
gens qu'on retrouvait tres souvent c'etait Wall, Reid moins,
c'etait Poudington, Dyer moins, Demers moin, c'etait Row, c'
etait Barker quand meme, Ferraris.
— 'Mr. Faharris ont lui parlait en Anglais ou en Frang^1 S
— '''En Francais, ah oui, HopBiley, Francis &amp; puis Ernest
Cote c'etaient les fideles.
—

' Claude Robinson «s^'E etait passe souvent.
iCLl.

—

* Out, de toute fagon, je vois done qu'elle etait,

parce que sont, ses souvenirs pourrait etre plus precis que
moi.^ Mr -Richie absolument, n*etant la qu'une partie du temps
mais &amp; chaque fois qu'il se passait quelque choses de crucial,

010324

�- 23 convoque la et mais lacluct-i on etant extremement detendu,
On ne commencait jamais une reunion, il arrivait on etait en
train de parlenet se melait a la discussion, les idees sortaient
Bon quelqu'un quittait le groupe, s'en allait faire du travail
revenait un autre etait partie entre temps faire un autre
travail que ce soit des coups de fils, une demadde d'information
redigez un texte, telephoner a la presseA»e n'etait pas une
mauvaise methode, c'etait la methode a peu pres naturel pour
G_ faire les choses.

Temps que les autres ici, les autres noms.

Alors il y avait beaucoup quand meme de commnnications a
faire, que ga soit en direction du Quebec, il fallait penser
a certain problemes, a certain moment evedament il y avait
un aspect de relation public.

Lapublicite que reeevait la

crise en France, qu'elle reeevait dans le monde en general,
qu'elle reeevait aux N.U.

II fallait tout

CC-UK

copp improviser

une action, preparer une declarations gouvernementale, donnes
un texte a unMinistre

ou a un politicien, disont un membre

important du gouvernement pour de 1'administration pour parler,
faire une declaration a la presse, sur les installations Unie
Toute ses choses la, faire des etudes sur le terrorrisme essayer
q u e s t - ^ &lt;|ULC ce-&gt; «.,A5

j , * „ O , A C ^ J r - b R s E / C6nnjoisjcnf

/&lt;••&gt;

«/**£«

de faire la prespective,A qu'est-ce qu'on peut attendre d'eux.
Certaines des conclusions qu'on avait atteinte comme ga
etait tout a fait valable on avait £ t«M 4

la confusion et ga

sa me remene a une question que tu ma posee jusqu'a quelle
point le P.M. s'est mile a la crise, a 1 '/fequipe.

A&amp; la

crise beaucoup evidament , a l'equipe beaucoup en se sens
qu'il a regu les propositions d*equipe, il a recut des

* * 010325

�-Ameraoire au Cabinet qui -oat ete prepare par nous.

Je me souviens d'un

que j'ai dicte moi, en 2 heures avant une reunion et je suis arrive avec
le memoire en petite forme de projet n'est-ce pas comme ga je l'ai lu
au Comite du Cabinet. Mais enfin de temps a autre, rarement, un coup
de fil n'est-ce pas pour demander de 1'information, oCl donner une
information, j'ai parie avec M. jteourrassa, j'ai fait des petites notes
pour (A8 / '/o/) la-dessus.
on la mise (LI83)

11 (i££

/sj

recevant des communications aussi,

de la mort de fcaporte. Mais il est venu au Centre,

apres la mort de Laporte, Quand les choses ce sont calms au moment,
oti nous essayons justement de faire la prospective de ce qui, sur la
base des etudes du terrorrisffes qu'on avait fait, la prospective de la
crise. Laporte etait mort, Cross n'avait pas ete assassine, n'avait
pas ete libere qu'est-ce qu* ^s'annoncait. Alors, on etait venu a la
conclusion, dans toutes probalites, ces gens la ce qui les interessait,

A/ant

o*etait la crise politique quiicausait, garderais Cross vraiment tant
qu'on ne les aurais pas trouves. )&amp;t le P.M. aurait d'ailleurs ete
t r e s etonner de c e t t e confusion

\/\ Hlo)

.

Ces gens l a , i l n ' o n t r i e n

k f a i r e maintenant que l e relSche.tTouus COCAS'est pas* confusion k l a q u e l l e
nous en venons, au contraire ceci ^w uA-e^yvv

, /

Alors, il a dit qu'il

avait ete assez impressioner, ont avait entendu dire, qu'apres ^ heure
a l'avance n'est-ce pas que les gens viendrait, que le P.M. viendrait.
Nous venons en visite rapidement, de fagon amicale, il fallait pas que ga
soit formel, dans le temps il avait juges que les gens de l'equipe de»rait
en 8tre. II avals convoques une reunion pour qu'on soit en reunion au
moment o M ^ r i e n d r a i t .

Et c ' e s t justement de sa qu'on a v a i t p a r i e dans l a
a pcup£&lt;s

reunion, qui e t a i t d'ailleursAdan s l o u s l e s e s p r i t e t on a v a i t convenu, c ' e t a i t
notr e jugement c o l l e c t i f , Alors l e P.M. e s t a r r i v e , i l a p a r i e alyi gens de
fagon

}

O^^ez-

l a reunion s ' e s t desintegre a ce moment l a d ' a i l l e u r s
•r .

s'etait

.. .
010326

�VTPer EH

010327

�PROJET

Ceci se deroule a l'Ambassade du Canada a Paris le 9 octobre,
1974.

Hier soir, en quittant l'Ambassade Claude tu me decrivait, tu

m'a faite une tres bonne des cription de la premiere reunion de substance

chez l e Ministre.

Et j e trouve que ce s e r a i t important de l ^ n r e g i s t r e r

et sous-cie de cette premiere reunion de decisions,la ou probablement
les grandes decisions de base sont prisent au sein du Ministere.

"Je ne sais pas si s*etait enfin la premiere reunion de substance
avec le Ministre mais s'en est une qui m'est tout a fait revenus en
memoire, parce que on y avaient traite d'un sujet, tarjjlte centrale au
debut le degre auquel nous nous rendrions aux exi^genees

des ravisseurs.

La reunion dont je me souviens, il me semble certaineraent M. Ritchie etait
la, il me semble qu# Andre Bissonnette y etait, peut-Stre M. Tremblay,
Se ne sais pa^s si on/discutaient unraemoirequi a ete sounds au Ministere
dans les premiere jours, au sujet des concessions qu'on pourraient faire.
Je sais cependant que le Ministre nous a parie dans un de nos interview
avec lui dans son bureau, peut-§tre celui-1&amp; d'un entretien qu'il avait
eut avec une personalite canadienne haut-place a ce moment la, important
du Canada-frangais. Jiavais suppose k ce moment la que s'etait Claude
Ryan, et qu'il avait discute avec lui de l'eventualite non pas, n'est-ce
pas, de donner la liberte, le lijperer tous les prisonniers F.L.Q. qui
exigeait, ainsi que l'exigeait les ravisseurs mais peut-§tre enfin leur
donner une liberation a un ou|^y(^ $£ peut-Stre mgme quelques uns pour
obtenir la liberation de M. Cross. Je me suis demande plus tard&gt;soit
dit en passant si cette entretien avait vraiment eu lieu entre M. Sharp
et M. Ryan,si vraiment M. Ryan avait pergu au gouvernement federal a
ce niveau la tine volonte eventuelle de liberer

quelques F.L.Quistes,

si ga n'avait pasraenesa un malentendu de la part, a une prise de
position avec O'Brien qui plus tard, nest-ce pas le ramenai/i&amp; s'oppos/e

�- 2 -

k la position finale du gouvernement qui avait ete diverses concessions
mais pas de liberations de prisonniers F.L.Quistes. C»est possible
mais enfin tous s* est une parenthese et je n'en sais

pas certain.

Mais done on a certainefient discuter a cette reunion je aejii me souviens
j^gudre du contenu des diverses concessions qu'on pourraient faire.
Que 3a soit a ce moment ou plus tard, le Ministre a un moment ou l'autre
nous a communique la reaction du P.M. lui-mfime qui etait que: il ne
fallait pas se prSter a un chantage que jL/fflty

sts. serait extrSmement

dangereux et non seulement pour l'Etat mais meme pour l'individu.

J'ai

parie de ga d'ailleurs hier. Quelles etaient les raisons qu'il a d'ailleurs
expose dans son grand discour du 16 octobre je c#t#.s. Est-ce que je me
trompe la quand je dit le 16. 5a premiere grande declaration sur les
enlevements.

Bon alors, je ne sais pas si J^il n'y avait eu d'autre

reunions avant off apres. Apres tout il faut se rendre compte que le
s
Ministre avait besoin lui de position presque tou\ les jours n'est-ce
pas, on lui posaient des questions, il donnait des conferences de presse
le texte de ces conferences de presse ft* etait pese soigneusement. Sa
faisait partie de notre systeme de communication avec les ravisseurs.
Alors Ik vous avez un point de repere evidem^ra^nt. Chaque conferences
de presse du Ministre a dut 8tre precedeefe de consultations, certaineraent
da preparations au niveau de l'equipe speciale et puis a du Stre entranchees
avec les diverses reunions du Comite du Cabinet, les reunions avec le

P.MA Un autre douctnent fondamental a part du memoire qu'on avait assez
t8t envoye au Ministre sa ete un memoire pour le Cabinet ou pour le
ass c 7 -fet

Comite du Cabinet quijTparalt avoir ete un document aussi, produit aaasi
dans la premiere seaaine. C'est un memoire qui n'a pas ete produit en

.../3

�- 3 -

forme finale, je ne me souviens pas en tout cas, qu'il a ^ete tape en
forme finale. Je l'avais dicte ea, il devait y avoir un reunion, je
me souviens l'apres-midi je rae souviens vers jfe hrs oCt 2 hrs 30 dans
le bureau uTeme du P.M. et onrael»a signaie vers 10 hea 10 hrs 30
j'ai ^commence un long memoire qui a ete produit finalement seulement
en projet double interligne corriger k la main typ/^ puis photostaterj
photographier et puis distribue comme ga au debut m8me j e la reunion
et finalement le PfM. m'a demande de le lire. Li, aussi }i il faadrait
avoir le contenue alors ^ici il m e semble qu'il y avait une des analyse

tournante, analyse importante de l a c r i s e. n* Mais vous avez sans doute ga.
Bon alors, voila disont que je me souviens mais vaguemant d'une de nos
consultation avec le Ministre Chenier ce n'est pas necessairement la
seule. Mais celle-la m'avais parttt importante, a cause de cette mention
d'une personalite Qjfuebecoise, a cause aussi des discussions des condi
tions a faire aux ravisseurs.

v

"Le memoire de base est probaJblement celui-ci et

CR/)

qui porte les initiales-de M. Shapp et je tiens pour acquit que tu en
est sinonjfi l'auteur, le coordinateur.
"Oui, j'avals travaille a ga avec...
"^Cela donne 1'impressions d'Stre un travail conjoint peut8tre 2 ou 3 &amp;?tfi

membres de l'equipe.

Cela etudie la question et

pese le pour et le contre des demandes, il en arive a certaines suggestions
assez souples d'ailleurs . Beaucoup plus souple en fin de compte que
la decision finale du Cabinet. Le ministre evidemment CK •*m\n-i^

|e me'mcitfc,

est-ce qu'il etait d'accord? Dans les grandes lij(gnes il n'y a aucune
indications au dossier au sujet de sa reaction, de son avis. Nous/\en
parlerons un jour peut-Stre cette automne, cette hiver. II a plus de
a. pRestnt

temps inn i i ill
R , i l est president du Conseil prive alors i l est moins
iLuij-u rQjiiiiiliniiiinl, i l est president du Cc
occupe que quand i l l/ffl- etait Ministre.

010330

�- 4 -

"Je vois en effet en relisant ceci, qu'on etudiaient

en

tout cas, qu'on A'exclusait pas la possibilite de... Mais ceci c'est
du 5 octobre seulement.
"Alors tu as du travailler fort se jour lSi parce que s'etait
le jour m8me de la crise et c'est un long memoire.
"ga dut Stre un affaire compose, on a dut composer&lt;des morceaux
et puis les joindres.
"II y a des gens il se decimait la v
"I£point de vue des choses*• '

'Halfway compromises*

dejara^aisje rae demande. J'ai l'impression que l'on a preparer le
memoire aussi dans le jour ou deux qui suivent peut-fitre simplement

-I-

\cf- fo&lt;-i0

en forme de projet, discuter oraleraent avec le Ministre, peut-Stre/\^e
P.M. et puis n'aurait pas vu forme finale mais enfin vous n'en avez pas
vu d'autre d'etude de fonds. En avez vous trouvez d'autres meraoires
du se genjire; memoire du 6 oCt du 7«
"Du 5 non. C'est le premier et c'est legrand memoire de base
Le memoire au Cabinet, le projet de memoire au Cabinet et qui n'a
jamais ete vraiment redige en forme finale, figure au dossier /t/i/.
avecles comraentaires et les decisions prisent par le Cabinet, /4H3auf-conduit pour les prisonniers et pour les ravisseurs aucune liberations
de prisonniers pour l'equipe ou autre et la il n'tf a aucune envie de
traiter mais pour les fouilleurs a venir se serait interessant de conna~itre
un peu la fagon dont ce ^memoire a ete confectionner, la reaction du
Ministre par exemple et c'est une construction asse^z souples.
"Oui, je ne peux vraiment f jete aucune lumiere l&amp;'dessus.
II me semble finalement qu'a ce sujet la il y avait seulement 2 demandes,

.../5
010331

l&lt;-

�- 5-

auxquelles on pouvaient axeeder. On pouvaient toujours donnd de l'argefif"
n'est-ce pas, on auraient peut-6tre fait |a la limite mais on ne]£ pensait
pas que les ravisseurs y tiendraient. II y avait, de Meme on allaient
pas denonces 2 supposes espions au sein du F.L.Q.

La question latales

me semblait un gestes projagandes de la part d'F.L.Quistes plutot
qu'une demande bien substantielle. Le transport a Cuba ou k l'Algerie
se reliait a precisement aux problemes de liberation des prisonniers il
n»etait pas question d'arreter les investigations defcolice puisqueon ne
savait pas si on pourraient s'efctendre avec les ravisseurs entretemfcs
et il fallait essayer de retrouver M. Ciass. Done il y avait en realite
des le depart, il semblait qu'il y avait deux sujets essentiels:
I'un etait pubjicite pour le manifeste F.L.Q. et des le depart je ae
me souviens plus dans ce qu'il a dangle memoire mais s'etait quelque
chose qu'on n'excluaient pas; Bement la question des prisonniers ga s'etait
vraiment centrale en realite. IAdessus je pense qu'on a certainement
pas decide le cinq de l'exclure il me semble que sa pris un jour oa
deux ou trois avant qu'une situation precise se fasse jour. Je m'excuse
je parle longtemps mais je me souviens pas exactement comment fut compose
ce memoire et surtout quelle reponse il a obtenu. cetait le 5 j'ai
l'impression dans ce cas que M. Ritchie a dut joue, un grand r^ole
dans la redaction de ce memoire. Je ne peux pas croire que j'aurais
moi ete lefcrincipale redacteur de ceci; 5 pages de textes, divers aspects ga dttt Stre un effort compose, des bouts de paragraphes joints
et puis...
"Anctfe Bissonnette m'a dit qui &lt;fr—aHa\d que le P.M. dans son
fort interieure avait deja decide-pris la decision le 6 d»invoquer

.../6
010332

�- 6 -

peut-etre pas le^mesures de guerre mais quelque chose de sembable et
qu'il avait rien decide le 6, qu'il n'y aurait aucune liberation de
prisionniers.
"ga je pense decide c'est beaucoup dire. C'est probablement
de la speculation il rae semble que le P.M.

au dfie part est crains

a ne liberer aucun prisonniers parce que c'est un esprif tres structurer
il avait du voir la position trfes logique d'ailleurs qu'il a adopter
par la suite s'etait tres structurer. Maintenant est-ce que sa veux
dire qu'il netait pas ouvert k d'autres arguments, d'autres considerations
on a pas eu le sentiments nous qu'on nous empSchaient de penserou
de recommander des politiques autres que celle qui a ete finalement
adopter. Alors c'est possible que

dbs mSme le 5 en tout cas le 6

ou 7 il avait son avis ferme mais il ne I'avait certainement pas iraposer
et sa dut ceci se discuter d'une fa^on assez serrez dans les premiers
entretiens Ministre, P.M. ensuite les premieres reunions du Comite du
Cabinet. Deuxiemeraent avait-il deja s'etait-il decide a invoque la
loi des mesures de guerre je me demande ga je trouve que bien t8t je £ »
II n'y a aucune indication de/ ga, personne n»a songen/en ses terraes.
On songeaient d'abord, aprfes tout on se demandaient si la police decouvrirait ses gens la. La plupart des gens etaient assez decontenanser
que ga prenne tant de temps, ils auraient

jamais imaginer que ga

prendraient des mois. tous le monde s'attendaient un peu il voulait
gagner du temps un peu parce que on s'attendaient qu'une demis journee
k l'autre, qu'il soit decouvert, qu'on soit dans une position de negociations n'est-ce pas. Non, ga quandraSraedu prendre quelque temps
avant qu'on songe a invoquer la force. D'ailleurs la loi des mesures
de guerre je me demande si

la psychologie qui a mene a y songer ne

a a a/7
010333

�-7 s'est pas developper lentement a mesure que la crise a d'estabiliser la
societe. Notarament la societe Quebecoise mais pas seulement la societe
dans l'enserable du Canada et c'est la # f a mesure qu'il y avait les
cycles eroisants d'instabilite psychologique interrompue un moment
mais ce que je disait c'est e» mon avis les mesures comme la loi des
mesures de g/uerre on due etre envisagees plus tard dans le contexte
d'instabilite croisant dans la societe. J'ai peut-etre tort et ga
pourrait etre verifier de deux fagon l'une en verifiant se calcul de
dialogue de Ottawa-Quebec a se moment la au niveau du Conseil prive
du bureau du P.M. ou acprks tout c'est preparer I'appel a cette legislation.
Une autre serait peut-etre de verifier auSii le_s discussions qui on eu
l/]iieu au niveau du Comite de fonctionnaire sur la securite $. ou le
/i$jZ/.£i

comite du Cabinet sur les recours qu'on avaient n'est-ce pas

je sais qu'on fflL s'est inquietes assez tot que les lois canadiennes
dans ce domaine soit bien massives, bien inflexer eet.

Enfin d'apres

que disait le P.M. des a peu prfes d" le 10, le gouvernement du Quebec
coramencait a demander de donner recours a ce genre de mesures a ce
moment la les gens les KeuinEsfci'e^t 3. jours. Bien que le 6e n'etait deja
dans I'esprit du P.U. peut-etre mais sa me parait un peu hors de contexte.
"Ross Francis a put expliquer la decision d'emettre le fameux
manifesteAl'F.L.Q. a travers les zones de la Radio-Canada.

.t une.
un
S'etait

decision de M. Sharp, M. Trudeau si est oppose. M. Sharp/a tenue

ui'O

que parait-il selon Ross il ne voulait pas ^e/Le gouverne-^
ment canadien se trouv^&amp;ans la position d'avoirAtue un homme k cause
d'une °

de publicite un peu farfelu dans la part d\n

p«-Vi4 ^ecu.p&lt;-

politique au Canada. Et 6Hlan Row etait du m§me avis que s'etait M.
Sharp plutdt que M. Trudeau qui avait prit cette decision la et qui a
tenue.
010334

�- 8 -

"Oui, cependant que de dire que le PJ1. y avait e t &lt; #
vioiamment oppose ga i r a i s au dela de mes impressions.
sans doute je ccnscEs

La-dessus

je^me souviens pas trop preci3eraent que le P.M.

en general a ete pour se pretez nuelement au chantage, mai3 j ' a i
1*impression que cette histoire de l a diffusion du manifeste on a
peut-etre refuse quand on y pe/nsaient.

A quel moment est-ce q u ' i l

a ete diffuse le manifeste finalement? Ajrt quel date 1»a-t-on elffuser?
"Oh! Un instant, j ' o u b l i e .

Je crois que s ' e t a i t le mercredi

soir, ga devalU^a-fet U ?•
"Si t o t que ga. Qi tout c a s . . .
"C'est soi le 7 ou le 8, mercredi ou jeudi, j'oubli e 1&amp;.
" J ' a i l'impression oui que au fond les facteurs intemationaux
jou^aient beaucoup d'une part et des facteurs humanitaires aussi
intemationaux vis-a-vis l a Grande-Bret agne et 1'opinion internationale
on pouvaient en effet pas se montrer totalement negatif d'autre part
humanitaire aussi ce n ' e t a i t pas crucial et puis et aprfes tout sa
soulig/nait que nous etions une societe liberale qui n'avait pas peur
de s'exposer au avis des opinions des autres.

Oui je pense que ga

dut Stre l a vie du Ministre qui etait d'ailleurs l a vie du Ministere et
de l'equipe qui a emporte le morceau la-dessus mais pas dans un climat
de confrontation violent.

Je ne pense pas que ga ete une operation majeur

n'estpce pas et un grand conflit de volonte non. De M8me s i i l y avait
ete questiorvlde donner de l'argent je pense qu'a l a fin on y serait
venu. Mais on etait presque certain des le debut que les ravisseurs
laisseraient tombees# ga s ' e t a i t un terme qui ne les avantageaient pas.
Alors oui je dirais que 6teeb plutot le Ministre qui a mene dans cette

.../9

�- 9 -

direction mais sans rien de grands conflits, ga n'a pas ete une grande
affaire. La aussi il y a euti on a consulte je ne sais pas si on te l'a
mentionnes, on a consulte M. Pelletier sur cette affaire pour &amp; voir
comment ga pourrait etre presenter, par qui, dans quel esprit. L e
texte evidemment etait un texte qui se voulait extrSmement populaire
de caractere make mSme deiiberement assez vulgaire. M. Pelletier
avait juge qu'il serait bon de faire appel a un comment at eur dont le
style etait au contraire non pas necessairement chi-chi n'est-ce pas
mais tres correcte, trSs serrfcin, trks

meute... On a bien insister pour

que cette lecture se fasse dans le contexte d'une declaration au depart,
que Set ait pour des raisons humanitaires.
i

ft

i "-+•

"On a bien choisi,lanncceu* M M ^ U &lt;i_-U*sfc=3cssu, de fagon trfes
deiiberer, tres calme
"Et au fond se genre de language quitfediscute en tout cas
qu'employait ses gens la faisaient contrastes ave_g, le style de la
lecture. Enfin sa donner beaucoup de pubjicite au F.L.Q. ga sans
doute accrue son audienpce parmi les gens qui n'aaaart jamais pris la
peinerafimeaprfes l'enlevement de lire le texte. Mais s'etait une
offranded* en effet qu'il fallait le faire, il fallait.
"Chose bizarre le manifeste &lt;?s4 eedi\e

d'une fagon assez

vulgaire. Mais les comrauniquees et les demandes par exemple de I'F.L.Q.
(j 5S 'IA
de cette cellule sont passe bien
en frangais en
comparaison avec le Frangais du manifeste.

"Bon, frangais du manifeste e s t d e i i b e r e r .

Cependant£,n»est/^

pas un frangais illitrer c'est un frangais deiiberement qui se donne

deiiberement une image j e d i t populaire c ' e s t peut-etre un peu deiiberement
populaser p l u t o t .

Ce n » e t a i t pas un t e x t e o r i g i n a l e , t u t e souviendras

.../10
010336

�- 10 -

qu'on 1'avaient comparer avec le texte qui avait ete preparer par les
gens qui voulaient ravir le Conseai Israeiien et il y avait sa doit
^§tre au dossierga, il y avait des paralleles literaux entre le
premier textes et le 2e. Alors c'etait, on auraient dit que s'etait
un texte qui etait deja en gestation et en circulation au sein du F.L.Q.
plusieurs mois plut tot. pone un texte collectif,\
et puis un textequi lisait une certaine clientele qui voulait se situe
peut-etre pour des raisons idiologique au niveau du premier par/iat
heiasl

Alors est-ce que sa veut dire que les membres de... les ravi-

sseurs de Cross n'avait nukfceraent participe a 1'elaboration dec_e texte
dans le passe pas necessaireraent. Simplement leur communications, leur
communiquees etaient improvises dans des conditions plus rapides et
Hors plus normale. Enfin sa suggere tu as raison que le caractere
populaire du 1€K grand communique^ n»etait pas dd k une certaine
debrailler venant du naturel et de 1'improvisation mais au fond au
contraire il a l'air debrailiee parce qu'il a ete calcuiee comme ga.
Et les autres textes qui on ete plus spontanees plus rapides eux
sont plus corresteS, on s'apergoit que ce sont des membres quand
m8me du

qui ecrivent.
"Est-ce que tu aurais des souvenirs Claude au sujet des

discussions au sein du Cabinet, les opinions au niveiau du CabinetJe te demande parce que de'est la premiere question que Ritchie m'a
pose moi et je la cite en anglais 'Could you find out how the initial
line was decided, how did Cabinet split on the subject, whowere the
top people taking the decisions.' Et je me suis etonne parce que cette
question la etait la premiere que j'allait^pose a M. Ritchie.

.../Il
010337

�- 11 -

"A certe, je ne suis pas alie a toute les reunions quand j'y
suis alie, j'y suis alie avec lui, le comite du Cabinet. Je n'ai
pas eu 1'impression de profonde division une fois que la volonte du P.M.
et son analyse n'est-ce pas se fut impose sur la question de la liberation d'F.L.Quistes pour le reste on etaient assez d'accord sur certain/s
points importants. La difference n'etait pas entre membre du Cabinet
mais entre Ottawa efc Quebec.

Par exemple,"

tu le sais sans

doute mais quand il£e»te.questio^n d'arrestation massive de presumes
F. L. Quistes sous les lois des mesures de guerre il y avait 2 strategies
en cause; l'une je pense d'origine Quebecoise, de la surete quebdciise
qui disait, je crois a imraobiliser le F. L. Q. enatw tewss tres vaste
enfin

d'arrestation n'est-ce pas en bloquant non seulement

les gens qui etaiment - qu'on croyaient -vraiment F.L.Quistes mais des
gens dont on pouvaient vaguement le supposer. D'ou les arrestations
qui a ce moment la pouvait au niveau de la planification quebecoise je
penseji s'etait dans les 3-4 cents d'homraes arrestations prevus. Hors
je me souviens tres bien que le commissaire Higgin. Non ce n' etait pas
Higgin, Eh tout cas le chef, l_eresponsable de la gendarmerie royale
dans une reunion de comite du Cabinei/avait dit pour sa part s'etait
plutSt dans les 4° -50 )ifqu'il croyait qu'une politique plausible d'arrestation pourrait se defendre, ils croyaifyf je pense avec raisons enfin
pas a tous sa mais il croyait que d'aller plus loin serait de au fond
d'aller au-dela de la close_^tamiaiter et puis ne pas ajoute a l'efficacite serait en plus general un deserteur politique durante

lieu eet.

Alors la tu vois il y avait une difference de 1 a 7 oil 8 entre le niveau
d'arreatation prevue. Et je ne suisraSmepas certain que la gendarmerie

.../12
010338

�- 12 -

laissee k elle mSme serait aliefa 40 ou 50 n'est-ce pasraaisdans une
discussion avec Quebec il disait plutot mais non, mais non faut baisser.
Maintenant des differences entre les Ministres. Je n'ai pas eu l'irapression de grandes confrontations!;etai£ tr6s irapressioner par la qualite
de l'equiperainisterielpas necessaireraent au debut il y avait beaucoup
de flotements il y avait certaines reunions ou les grands tenors n»etaient
pas la et j'etais assez degu. D'ailleurs les gens ne savaient pas trop
quel question ils se posaient des reunions qui etait un peu mai structurees.

Je me souviens d'une en particulier quiavait ete tenu quelque

part dans la salle du Conseil prive qui m'avait degu. D'autres part
en general, j'yi ai ete extrSmement impressionne par la qualite des
debats dans l'ensemble au niveau d*L Comite du Cabinet, des analyses
extrSmement serieuaes, une atmosphere extrSmement tranquille, extlrSmeraent responsables, sereine, pas de panique, on a parie de panique
et il n'en etait pas question, aussi extrSmement intelligente. Je ne
souviens de l'analyse presente par I'un of l'autre que 3etait le P.M.
oil a l'occassion M. Turner et qu/i presentait alors trois positions
possible qu'il donnait pour chacune le pour et le contre et vraiment
les analyses se n»etaient pas prejuges /c'etait parfois te pendchais
d'un cote avant de pendhe de l'autre, moi-ra§me les ecoutants.

ga ete

fait a un trfes haut niveau d'intellect et de responsabilite c/es^
debats. Des camps?

Je pense que non je crois qu'en generale sans doute

les Ministres canadiens-frangais etaient plus conscient du besoin de ne
pas joue trop dur, ne pas choquer 1*opinion quebecoise. mais pour ma
part je ne me souviens pas, je ne me souviens pas d'aucunes images bien
visibles.

.../13
010339

�- 13 -

"Par exemple, au dossier nous n»avons qu'une seule opinion au
niveau du Cabinet c'est celle de Don Johnson qui etait tout a fait
oppose a toutes concessions etcELa nous est arrive par /le plus en*""'"
d'un petit memoire de Gordon Robinson. Mjf Ritchie dans un tout /autre
contexte 1'opinion de M. Sharp et Claude ne figure pas au dossier
1'opinion de$ autres Ministres, ni figure pas /non plus.

Probablement

ga se trouve ailleurs parrai les dossiers du conseil prive ou ailleurs-p*
mSme chez le jifP.M. Mais chez nous il n'a rien.
"II ne faut pas oublie que le Cabinet dans 1*ensemble a probablement joue un role beaucoupraoinsimportant que le comite de la securite du Cabinet.
"A propos de quel comite ^cela s'agit-il? Le comite de ce
qu'on appel "Priorities &amp; Planning" ou le comite de "Security /&amp;
Intelligence" c'est trks

trfes vague.

"J'ai l'impression moi que setait des reunions de "Security &amp;
Intelligence",

ga c'est le comite au niveau ministeriel il y a eu

aussi comme je t 'ai dis / le P.M. a demande a un moment a M. Robinson
de reunir un comite au niveau des fonctionnaires. Mais sa c'est peutetre a une epoque assez tardive de la crise pour analyser le danger
a long terme eet.
"

"C'est un /&gt;fy point assez important
"Mais a mon avis s'etait le Comite je pense me souvenir net-

tement que s'etait le comite de la securite.
"C'est parce que plus tard s'est belle et bien le comite de
"SEcurity &amp; Intelligence" mais au tout debut il semble y avoir /fuG..
"II y a eu un f lot ement.

\U im mil i j.a i \ en eff et^ le faite

.../14

�- 14 -

que j'allies eut 2 impressions divers sur les reunions diverses du comite
-ri
AA-)
"1/ y •*. fciot-Aies

«- Plftno;/)^

t-Ue-min certains membres du comite de

'(f^fu,trrhyn^-Tnt,p.11 igewgg^ sont egalement^

&lt;x^ Conn.V d*.

'Security

f- L nttlli \ «vi&lt;- t'E

"La oil je peuxra'enjunpoint qui est important. Mais tu vois
pour completer simplement mon premier commentaire j'ai 1'impression
que se sont les reunions relativement restreintes de 8,10,15 personnes
done le comite on les plus frequentes elles/se repetaient, elles etaient
trSs prolongees, elles on ete aussi selon moi les plus importantes c»esta-dire apr&amp;s tout dans une crise serablable chaque canadiens avaient son
avis, et done chaque Ministres avaient au depart son avis dans sa poche.
Mais les discussions dans le point Cabinet sa seraient interessant
de voir combien il n'y en a eut. Peut-etre pas tellement que ga et
peut-etre pas tellement longues la-dessus et puis elles on dut porte
sur des politiques qu'on presentaient n'est-ce pas des choix qu'on
presentaient des gens structures pas necessairement deja tout fait
enfin des gens structures et k cemoment la, la question se posait
peut-etre plus pour les ministres en teim^de, on refuse tout mais enfia
on ^refusent presque tout mais on garde ceci pour telle et telle raison
les Ministres'sont peut-etre allies tres facilement. La oil il y a eu
un point tournant extrfimement important dans les discussions de comite
du Cabinet c'est au cours de la semaine des negociations Deraers-Lara/ieux
quand il y avait I'homme a f

cycle extrSmement perceptible

d'un desiquilibre craisant, un malaise croissant/ dans la societe
quebecoise apparament une situation psychologique incroyable dans les
grandes villes de quebee, les rumeurs surtout k Montreal, les ruraeurs
qui couraient et le /reste enfin ceux qui l'on vecu disent que ga ete

.../15
010341

�- 15 -

assez extraordinaire. Et bien a un certain moment la question a ete
posee a peu prSs au moment ou^murissait n'est-ce pas la questiorjjposee
dans un comite du Cabinet d'intervenir dans le derouleraent de cette
situation psychologique pour arr/eter le cycle et avait ete aose par
Jim Davy, qui faisait la planification face a/u P.M. dans un meraoire
qu'il a lut en reunion de comite. Ceci est arrive en m§me temps qu'on
recevaient les nouvelles de declarations faites par divers intellectuels
et personalites d'assez haut niveau au quebee n'est-ce pas

qui vraiment

nous avait paru encore n'estpce pas montre un glissement /psychologique
pfVLmi aaate les cadres politiques et intellectuels du //Quebec tel d'ailleurs
que c'est yri//^// dans la m§rae seance moi que j'ai communique au PJH.
un texte d'agence de presse k ce sujet et il avait dut comme commentaire
n'est-ce pas'quel correction intellectuel•. Trfes interessant mais enfin
il jugeait avec ferveur qui avait une degradation de la pensee par
1'emotion qui etait inquietante et pui3 alors, au cour3 de cette discussion
on se demandaient ou on en etaient, ou aller tout a coup Qavy a eut
son meraoire c'etait documenter. Et dans se memoire somme toutes il
disait ne rien faire est un choix comme les autres sC en un sense en
laissant /aller l'emissaire M. Demers, l'initiative d'une negociataon
qui d'ailleurs comme je te l'ai dit )qx&gt;ur moi s'etait engager sur la
mauvaise base/ en lui laissant l'initiative, nous laissions, nous faisons
un choix qui est de laisse l'initiative aussi au F.L.Q., auraoinsa
Lemieux toutes l'initiative /psychologique de la crise il faut decider
maintenant s'il faut intervenir et quand. Alors bon. C'est la qu'on
c'est mis les gens on reconnuent que oui, Oui ils fallaient k ce moment
la faire un choix, mSme si s'etait le choia de continuerraaisqu'il

.../16
010342

�- 16 -

etait crucial. Et done dans un semaine qui glissait malaisement ou
le gouvernement federal etait en attente,avait ete mis si tiytreux dans
le siege arriere de la voiture a cause de l'initiative du gouvernement
du Quebec, fcout a couj^, il y a eu conscience que la est a nouveau le
moment de se decider, et p^uis / la decision apporter sur les outils
a employes on en est venu trSs rapidement a l'idee qu'ils fallaient
intervenir aux risques ///////^/^// evidemment et le risque etait reconnue
au risque de precipite un assassinat.

ga sa a ete un des gros moment

je ne sais pas si on a faites des notes au dossier la-dessus je pense
// que oui mais enfin, C'est un texte a ^retrouve ga. Je ne dirais
pas que j'etais necessaireraent d'accord avec toute 1'analyse de Davy.
Je me souviens que aon nemoire ae causait ici quelques malaises n'estce pas il poussait peut-etre lui un peu trop a la panique jera'ensouviens
pas, je ne veux pas "etre in juste non plus. Mais le faite est que la
question etait valide. Je '

un peu pour /$L jf$// dire

une raison pourquoi je pensait que la negociation avec Lemieux avait
ete aborde sur la mauvaise/ base c'est qu'on avait immediatement commencer
a discuter avec Lemieux das_j9 que l'on ne pouvait pas donner que l'on
ne voulait pas donner c'est a dire la liberation des F.L.Quistes. ga
s'est pose dfes le premier entretien comme /ga apparemment s'en est
resorti immediatement et il se sont mis a discuter d'eventuelle
modalite de leur transfer a Cuba et le reste. Sur se point de depart
comme les gouvernements ne voulaient pas , jugeaient inacceptable de
liberer des F.L.Quistes n'est-ce pas, tu t'engageais dans un impasse
nous avions proposer precisement qu'on en arrive a se point le dernier
mais qu'on commence d'abord a offrir un sauf-conduit pour les ravisseurs, a parler de toutes les conditions, de tout/s sauf de ga n'est-ce

.../17
010343

�- 17 -

pas pour en a r r i v e r l a peut-etr e au bout d'une semaine on gagnait du
temps dans unfeens mais qe qui e s t aterwe dans c e t t e fameuse semaine
de negociations Demers-Lemieux c ' e s t alors que dans l e premiere semaine
de gagner du temps c ' e t a i t un avantage psychologique pour l e gouvernement canadien, n i en deuxieme, c ' e t a i t un aesavantage parce que a a - j o n
commengaient a disloque l a goeiete quebecoise.
que on avaient une trks

Mais l a raison n ' e t a i t

mauvaise posture publique on e t a i e n t dans l a

position d'atermoyer, eternellement sur un sujet trfes simple qui
e t a i t voulez vous vous l i b e r e r c ' e s t gars l a , / / /

puis s i oui comment.

Mais s ' e t a i t t r 6 s simple en r e a l i t e .

Mais q u ' i l y avait d ' a u t r e s q u e s -

t i o n s qui se posait i l a u r a i t f a l l u ;

nous nous etions d ' a v i s q u ' i l

ne f a l l a i e n t pas d i r e au depart non on ne l e s oibereras pas, s ' e t a i t une
menace pour Cross.

Mais i l avait f a l l u parle r de toute s choses possibles

qui pouvaient se negociees, t o u t e s autres conditions, ou concessions
possibles que c e l l e l a esperant en a r r i v e r a cela seulement a l a f i n . o r
Gtaaa gagnaVfencore une autre semaine.

On s ' e s t mis dans l a position

oil au fond l e gouvernement federa l et l e gouvernement du Quebec avait
l ' a i r tout simplement de t r a i n e r leur s a v a t t es sans savoir ce q u ' e l ^ / /
voulaie//.

Excuse-moi Ik je parle substance au l i e u de parle r meraoire.

"L'idee du sauf -conduit en f i n de comjjte constitue l a porte
de asaafiar/r£ c l e , l a solution de l a c r i s e .

Elle a j a i l l i c e t t e idee

Ik des le tout debut, d-e^k le 5,octobre. Comment a-t-elle fait son
apparition cette idee la est-ce que s'etait une idee k toi.

"Non, s ' e t a i t au fond une idee des ravisseur s i l s on/ demandes
un sauf-conduit pour l e s p r i s o n n i e r s .

Les gens i&amp;etaient

pas des p r i -

sonniers politiques raai3 i l s n'avaien t pas l e d r o i t quand meme d'FI&amp;uistes

.../18
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�- 18 -

paspour eux meme, mais alors immediatement la premiere journee c'est
quand on cherchaient des concessions possibles on s'est-dit: un
sauf-conduit bien sur, pour les ravisseurs n'estcepas on peut le faire
parce qu'ils sont en libertes de toute fagon. Mais un sauf-conduit
pour les autres oh c'est plus difficile il faudrait avoir. Alors je
pense que c'est jailli aussi simplement que ga l'idee etait deja sur
la table de part le communique des demandes des ravisseurs.
"En discutant au cours de l'Affaire.
"non,flenesais pas qui a ete le geni inconu mais de toute
fagon ga peut-etrejaillie dans iout les cerveauX a la fois. Ce qui a
ete...la oil tutrouverai cette idee structure pour les ravieseurs c'est
dans le canvas de negociations que 16n avaient elabore avant nTeme la
nominations de Demers n'est-ce pas pour les negotiateurs federales oil
quebecois n'est ce pas on avaient un canvas qu'ontvoulu faire accepter
au gouvernement du Quebec et je ne sais m§rae s'il y a ete soumit mais
raSrae dans se canvas justeraent on mettaient de l'avant la question d'un
sauf-conduit pour les ravisseurs d'abord, et bon l'idee a rebondit ensuite
apres notamment apres l'assassinat de force. D'ailleur^iil y a un
facteur aussi qui est devenu assez claire c'est que les ravisseurs de
Cross* n'etaient pas des assassins, en tout cas ils n'etaient pas
inpatients de tuer comme il rae semblait raoi que l'autre equipe 1'etaient
des le depart. J^Lire les textes, a voir la nature de nos echanges
a voir le developpement, 1'atmosphere autouR de la crise ilraeserablait
moi qu'il etait devenu de plus en plus difficile ^pour eux mentalement
d'assassiner tout a coup mesme, politiquement cela aurait eut un effet.

.../19
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On ne si attendaient pas au fond au Quebec un assassinat. Alors ceci
///// etant, on pouvaient envisage pour eux des solutions de sortis,
parce qu'on se disaient, la police peut les trouves n'importe quand.
De toute fagon s'il les trouvent alors pas deraitrailles.v.p. Messieurs
et puis deuxiemement alors quoi ben le sauf-conduit. Done on y/ a
pense assez serieusement assez t&amp;t et apres 1'assassinat de Laporte quand
il n'jt a pas eut assassinat de Cross la s'etait clair que ses gens la
avaient vraiment eut un choc la.

Les mesures de guerre, 1»assassinat,

tout ce qui aurait pu les conauirent a entre en panique et a tue n'etait
pas la.

done il fallait prendre trbs

au serieux de leur trouve une

porte de sorti 4#aaaas&gt;ils seraient trouves. M. Ritchie ae disait
quand j'ai quitte Ottawa recemment il y araoinsd'un an il m'a toujours
manifester l'amitie d'un degre d'ailleurs qui m'ettone avec beaucoup de
chaleur, je crois que sa viens en partie de cette crise. IIraedisait
tu sais Andrd/ et toi vous avex quandraSmebeaucoup de merite parce que

i

raoi cette histoire je n'y avait jam^ais p**t.

II n'a peut-etre pas dit

jamais, je n'y avait pas vraiment crut et vous avez montes cette affaire a Montreal et puis eet. Je pensais pas que ga marcherais. Aloas
ga m'a plu, je crois qu'il s'enieve du merite en disant cela et qu'il
voulait seulement me dire une parole gentille. Mais paree que pendant
nos descussions, pendant le travail de l'equipe speciale je n'ai pas
eu le sens qu'il pensait ga inut^ile.
"C'est un peu evideranent qu'a eiabore la procedure, la raecanisme du sauf-conduit.
"Parce que tu vois des le $, Ritchie pensait a /jex***

a

toutes sortes de choses n'est-ce pes.

,../20
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"Allan Row pensait que s'etait le president Bresilien qui est
venu ea esprit de quelqu'un autour de la table. Peut-etre la gendar//#///
merie, peut-etre un autre.

"Passage par Mexico A U .tcf-e.
"Et s'etait ga l'explication de l'affaire que le sauf-conduit
existait deja comme precedant ailleurs. Et que l'idee a fait surface
de m§me mais ne pouvait pas se souvenir de qui elle etait
"Je suppose que les gens du «blA)

on parler n'est-ce £

pas de 1'experienceAdamcette ///#£// premiere reunions, ci'experience
en Amerique Latine mais encore un fois je pense que l'idee s'imposait
de toute fagon parce qu'elle etait /. dejS. mentioner par les ravisseurs
"Parce que de faite le/ gouvernement bresilien avait libere
certains prismniers avaient permit aux ravisseurs de se rendre au
Mexique avec $# sauf-conduit s'etait un precedant assez recent.
fOC,lh-j"^'i\r.r,\

"On a mis en chantier t r e s rapidemen-^ des etudes sur l e t e r rorismes en Amerique Latine ponr l u i donne encore une f o i s des i n d i c a t i o n s de ce que pouvait e t r e l a mentalite et l e s idees et l e s t a c t i c s
surtout des r a v i s s e u r s . flkis enfin se t r a v a i l l e a ete elabore dans un
t e l climat d'improvisation.

Ce n ' e s t pas l e genre de chose qud^se

programmait en p a r t i e un c e r t a i n nombre d'aspect pouvait e t r e des la*
premiere journee confier k des groupes de t r a v a i l mais ensuite s ' e t a i t
de 1 » i n t u i t i o n .

Je na. s a i s pas s i t u t e souviens de l a v i s i t e d'un

representant des services b r i t a t d q u e .
note au dossier l a - d a s s u s .

Je ne s a i s pas.si j ' a i f a i t une

lis e t a i t venu apres l a mort de Laporte

s'enquerir enfin q u ' e s t - ce qu'on f a i s a i e n t , quel e t a i t l e s perspectives
et l e r e s t e o^mws j e c r o i s q u ' i l f avait/une mission certainement du
gouvernement britanique et peut-etr e meme du P/M/

etant donne q u ' i l
.../21

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avait deja mort d'homrae n'est-ce pas d'aller enfin voir si on faisait
tout le possible k Ottawa. M ritchie l'a acceuillit
l'ambassadeur, ou Commissaire britanique est venu avec ce monsieur de
la securite britanique je pense des services en tout cas de security un
service quelconque officiellement pour lui demander se qu'on pensaient
ce qu'on faisaient. Mr Ritchie m'a demande de lui donne tout renseigaement tres librement de parler avec, tu peux t'imaginer commetffc
j'etait embete dans une situation si peux structuree oti. apres tout,
tout ce qu'on pouvaient dire c'est qu'en attend que la police trouve
ses gens la.

Je croyais qu'on aurais l'air tres fou$ D'abord ils ne

sont pas venu faire de critiques, ils nous on poses quand mime une
serie de questions assez serrez: est-ce qu'on avaient pris des mesures
LupjjujAi^on avaient appris qu'il avait eu projet d'enievement d'un
israeiien, lesquelles, est-ce qu'elles daaaaaefe&amp; duraient encore quand
l'enieaement de Cross avait eu lieu. Alors je les aies referer ladessus a M. Stands d'ailleurs a qui j'avals parie. le leur ai dit que
je croyait «•&gt; eri-eT

qu'il avait eu des mAsore^ piisent, des mesu-

res de securite priseat. Mais surtout cela a ete dans un petit entretien /$f/ //// apres a 3 qu'il ra*a P° se se genre de question plus serrez.
Mais d'abord on a eut une reunion dans la grande salle la, 7 ou 8 dans
laquelle je leur ai dit quel etait notre analyse de la situation comment
nous avions procedes, quel etait notre systeme de communication officieli/
avec les ravisseurs n'est-ce pas, quel etait notre analyse qu'est-ce que
noes attendions. Je leur avait dit a eux comme au P.M. nous attendions
Slr.-pimrtu-.r

ce que c'est gens la, attendent Jjjmi aan1 it jusqu'a ce qu'il soit saisi
ga les payaient politiquement, nous leur avons dit ce que nous avions
fait aupres de la surete du Quebec, du gouvernement du Quebec pour
qu'il n'y ait pas de mitraille au moment od les ravisseurs de Cross
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.../23

�- 22 •

seraient decouvert on leur a montre je pense qu'il y avait une correspondence k se sujet que nous avions je ne sais pas si s'etfait une
lettre de M. Sharp oil quelque chose corame ga ou on s'etait assurer ou
peut-etre une copie d'une communication quebecoise dans laquelle on
nous assuraient n'est-ce pas qu'il n'jt auraient pas d'assaults heroiques
donne a ses gens la de fagon

in i&lt;t™p&lt;tsiki/e. . Alors finalement il on

eu l'air assez satisfait, je doit dire qu'apres l'entretien, j'etait
moi-m8meraoinsembaaraser que je 1'etait au debut dans un situation
si fluide, si incertaine, absolument embete de dire quoi que se soit,
on leur a explique ce que l'on faisait evidemment pour le sauf-conduit
qui etait un element majeur la fagon dont nous annoncions la fagon
repete de cette bistoire /lk"s'etait constament dans les nouvelles en
a fait un but historique, je leur ais conte ce qu'on a fait dans la
nuit de 1'assassinat de Laporte n'est-ce pas, de reaffirmer immediatement
que, alors ils se sont rendu comjate au moins que nous etions alerte,
i il n'y avait pas de regies.pas de livees de regies pour traiter une
crise sembable bien que nous etions une equipe qui vraiment qui essayait
a tout moment d'imaginer comment amiliorer la situation. Enfin,
Laurent s'en etait tire, mais s'etait peut-etre plutot mesure de la
politesse britaniqueode l'efficacite canadienne.
"Bon, U tatine +»**

a

*tt f-1 n

, je suis aussi bien de

terminer

010349

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